Après un point sur l’actualité du réseau, ce mois ci, notre newsletter fait un point sur la santé du dirigeant.
En deuxième partie retrouvez un focus sur le meripilus Giganteus, qui cause un dépérissement sur le hêtre
Et pour finir, notre rubrique sur la biodiversité s’intéresse cette fois au moineau domestique.
La vie du réseau
Le réseau s’agrandi
En ce début d’année nous avons souhaité la bienvenue à Quentin Seyve dirigeant de l’entreprise Seyve dans le 81 à Saint Juéry. Il a validé avec succès l’audit d’entrée pour sa petite structure qui promet un bel avenir !
2 autres entreprises seront prochainement auditées pour intégrer le réseau.
Colloque : Le dépérissement de l’arbre urbain au cœur des préoccupations
Pour rappel notre premier colloque national pour l’arbre d’ornement se déroulera à Niort les 26 et 27 juin prochain.
Le programme est prêt, les intervenants aussi.
Qualiarbre diffusera prochainement le programme détaillé avec la présentation des intervenants.
En attendant, on vous fait patienter avec la présentation de Benoît de Reviers qui interviendra le 26/06/2025 à 15h pour une conférence suivi d’échanges sur le sujet “Techniques de consolidation”
Benoît de Reviers conjugue une expérience d’arboriste grimpeur avec une formation académique en sciences humaines. Son parcours professionnel, enrichi par des formations continues auprès de l’Atelier de l’Arbre et de Ceiba, s’est complété par l’obtention d’un Master 2 en Sciences de l’éducation.
Installé à Toulouse où il a fondé le bureau d’études Arbres et Solutions, il inscrit sa pratique dans une démarche clinique et déontologique inspirée de l’Evidence-Based Practice (EBP) et des évolutions méthodologiques observées dans d’autres métiers.
Son approche de l’évaluation des arbres d’agrément s’attache à articuler le rapport au singulier avec les meilleures preuves de recherche disponibles portant sur le diagnostic. Il complète cette activité par une spécialisation technique en systèmes de haubanage structurel.
Sa méthode de travail se distingue par une volonté d’accompagnement plutôt que de prescription. Il guide les gestionnaires en leur fournissant des options de gestion éclairées et adaptées au contexte spécifique de chaque situation. »
Partenaires:
Nous proposons des partenariats pour sponsoriser ce colloque national.
Si vous êtes intéressé.e.s pour associer votre image à cet évènement, vous pouvez vous rapprocher de l’organisateur via contact@qualiarbre.com
LA MINUTE SOCIALE
La santé du dirigeant ?
Prenez soin de vous !
Être à la tête d’une entreprise d’élagage, c’est porter de lourdes responsabilités, jongler entre gestion administrative, suivi des chantiers et encadrement des équipes. Mais dans ce quotidien intense, une question reste souvent négligée : votre propre santé. Pourtant, un dirigeant en bonne forme, c’est une entreprise plus performante et durable.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon une étude de la Fondation MMA (2021), les dirigeants de TPE/PME prennent en moyenne seulement 7 jours d’arrêt maladie par an, contre 18 jours pour les salariés. Par ailleurs, 45 % des chefs d’entreprise admettent travailler même lorsqu’ils sont malades. Mais à trop tirer sur la corde, les risques de burn-out, de troubles musculo-squelettiques et de fatigue chronique augmentent. Alors, comment préserver votre bien-être physique et mental tout en assurant la croissance de votre entreprise ?
1. Préservez votre santé physique
- Protégez votre dos et vos articulations
- Ne négligez pas l’échauffement
- Faites du sport régulièrement
📊 Un constat préoccupant
Les dirigeants de TPE/PME sont deux fois plus exposés aux troubles musculo-squelettiques que les salariés (source : INSEE)
2. Anticipez et consultez
Comme vos machines, votre santé a besoin d’entretien. Pourtant, 30 % des dirigeants de PME ne consultent un médecin qu’en cas de problème majeur.
- Ne laissez pas traîner les douleurs
- Faites un bilan de santé annuel
- Prenez soin de votre santé mentale
📊 Un suivi médical insuffisant
Seuls 48 % des dirigeants font un check-up médical annuel, contre 70 % des salariés (source : INSEE).
3. Gérez votre stress pour mieux piloter
La pression du chiffre d’affaires, la gestion des équipes et les imprévus du quotidien peuvent générer du stress chronique. Or, plus de 50 % des dirigeants déclarent ressentir un stress élevé au travail.
- Déléguez et entourez-vous
- Apprenez à vous déconnecter
- Adoptez des techniques de relaxation
📊 Un impact direct sur la santé mentale
Les dirigeants de PME sont 3 fois plus exposés au burn-out et seulement 12 % d’entre eux consultent un professionnel (source : Observatoire Amarok)
4. Adoptez une hygiène de vie adaptée
Vos journées sont longues et intenses. Une alimentation déséquilibrée et un manque de sommeil peuvent vite affecter votre énergie et votre prise de décision.
- Mangez équilibré
- Hydratez-vous régulièrement
- Dormez suffisamment
📊 Manque de sommeil : un risque sous-estimé
Les dirigeants dorment en moyenne 6h15 par nuit contre les 7h30 recommandées pour être en bonne santé (source : Baromètre OpinionWay)
5. Trouvez un équilibre entre travail et vie personnelle
Votre entreprise est essentielle, mais votre bien-être l’est tout autant.
- Fixez-vous des limites horaires : un dirigeant fatigué est moins performant. Tentez de structurer vos journées avec des horaires raisonnables.
- Prenez des congés : même de courtes pauses peuvent faire la différence pour recharger vos batteries.
- Pratiquez une activité extérieure : sport, bricolage, musique… Ces moments permettent de souffler et d’éviter la surcharge mentale.
zoom sur…
Le Meripilus Giganteus
Meripilus giganteus est un champignon lignivore pathogène qui s’attaque principalement aux racines des feuillus, en particulier le hêtre (Fagus sylvatica). Il provoque une dégradation progressive du bois en le rendant spongieux et fragile, ce qui compromet la stabilité mécanique de l’arbre.
Comment le repérer ?
Les signes d’infection par Meripilus giganteus incluent :
- Présence de fructifications : champignons brun-orangé à noirâtres, de grande taille, en touffes superposées au pied de l’arbre, apparaissant généralement en fin d’été et en automne.
- Affaiblissement général de l’arbre : feuillage clairsemé, jaunissement précoce des feuilles, branches mortes.
- Racines pourries et fragiles : le bois devient brun, spongieux, et se décompose en une texture fibreuse.
- Déchaussement de l’arbre : une inclinaison anormale ou des fissures dans le sol près du tronc peuvent être des signes d’une atteinte avancée des racines.
Qu’est-ce que cela signifie ?
La présence de Meripilus giganteus indique une dégradation avancée du système racinaire, ce qui compromet sérieusement la stabilité et la santé de l’arbre. Il s’agit souvent d’un facteur de dépérissement rapide, en particulier pour les sujets déjà affaiblis par le stress hydrique, la pollution ou d’autres pathogènes.
Quelles sont les conséquences ?
- Risque accru de chute de l’arbre : la dégradation des racines entraîne une perte d’ancrage, rendant l’arbre dangereux, surtout en cas de vent ou de pluie.
- Menace pour les écosystèmes forestiers et urbains : la mort prématurée des arbres réduit la biodiversité et peut modifier l’équilibre écologique des forêts et des parcs urbains.
- Problèmes de sécurité en milieu urbain : les arbres infectés situés près des routes, des habitations ou des espaces publics nécessitent un suivi rigoureux et peuvent devoir être abattus.
Conclusion
La détection précoce de Meripilus giganteus est essentielle pour éviter les risques de chutes d’arbres et préserver les écosystèmes. Une gestion adaptée, incluant la surveillance des arbres sensibles et l’éventuel abattage des sujets trop atteints, est nécessaire pour limiter les dangers liés à ce champignon pathogène.
ça s’est passé hier
Partenariat Kleyk
C’était en Janvier 2024 que nous découvrions l’application Kleyk !
Nous soutenons cet outil à 100%, c’est un véritable gain de temps et surtout il permet réellement de se mettre aux normes sur les fiches d’interventions obligatoires.
Les adhérents Qualiarbre bénéficient d’un tarif préférentiel.
biodiversité
Les petits habitants de nos jardins sont au cœur de notre attention lors des travaux d’élagage ou d’abattage. Découvrons en plus sur le moineau domestique.
Le moineau domestique
Comment le reconnaitre ?
Le moineau domestique a le corps large et charpenté, une tête assez grosse et un gros bec. Son dos est brunâtre densément strié de noir. Plumage souvent ébouriffé avec une attitude ramassée. Tête et pattes rentrées une fois perché. Il existe un dimorphisme sexuel apparent entre le mâle et la femelle. Le mâle porte une large bavette noire (absente chez la femelle) sur la gorge et la poitrine. Le dessus de la tête est gris cendré, le ventre grisâtre et le dos brun marron chocolat. La femelle se distingue du mâle par son plumage beaucoup plus terne, un sourcil crème derrière l’œil, l’absence de bavette noire et son dos est marron sans teinte chocolat.
Habitat
Le moineau domestique a de plus en plus de mal à trouver des cavités pour nicher et ses effectifs sont en chute libre. les moineaux domestiques nicheurs sont plus communs dans les vieilles maisons qui offrent de nombreuse anfractuosités, et dans les maisons plus récentes, dont le toit n’a pas été refait. Sur les édifices récents, ce modèle de nichoir pourra l’aider à ce loger. Il faut l’installer de préférence sur les façades lisses des bâtiments modernes qui n’ont plus de cavité. Ce modèle de nichoir se positionne horizontalement avec le trou d’envol placé sur le côté et devant (jamais dessous comme pour le martinet noir !). Fixez-le par exemple sous l’avancée d’un toit à 2,50 – 3 mètres de hauteur. Dimensions du nichoir : 34,5 x 13 x 13 cm – Trou d’envol : Longueur 6 cm x largeur 4,5 cm. La LPO vend ce modèle sur mesure.
Biologie, reproduction
Espèce typiquement urbaine, le moineau domestique niche dans diverses cavités des bâtiments : sous une tuile, un trou de boulin, sous l’avancée d’un toit, mais aussi dans le nid de l’hirondelle de fenêtre Delichon urbicum, un lampadaire, dans un trou d’arbre, une haie, un nichoir…
L’activité reprend dès le mois de janvier : les mâles « chantent » sur des postes bien en vue autour du site de nidification choisi. Lorsqu’une femelle apparaît, le mâle vient aussitôt la courtiser : de profil, devant elle, il relève la queue et fait « vibrer » ses ailes nerveusement. L’accouplement est bref. Le couples sont généralement fidèles d’une année sur l’autre. Les mâles entreprennent la construction du nid qui est souvent le même site chaque année. La femelle pond 2 à 5 œufs entre la fin avril et le début de mai qu’elle couve durant 11 à 14 jours. La période de ponte peut s’étaler jusqu’en juillet. Après l’éclosion, 80 % du régime alimentaire des jeunes se compose d’insectes divers. Les jeunes quittent le nid à 15 jours. C’est après l’envol que le régime alimentaire se diversifie. Le moineau domestique effectue jusqu’à 4 pontes par an, lorsque la météorologie est favorable.
Alimentation
Le moineau domestique est omnivore. Il consomme aussi bien des graines, des boutons de fleurs et fleurs elles-mêmes, des restes de repas et d’autres déchets, que des insectes à la belle saison : hannetons, coléoptères, sauterelles, papillons, chenilles, pucerons, diptères… Certains moineaux très malins se spécialisent même à récolter les insectes écrasés sur les calandres de voitures ou sur les locomotives à l’arrêt !